RATIFICATION DU TRAITÉ DE LISBONNE : L’ÉTAPE TCHÈQUE EN BONNE VOIE
Après l’Assemblée nationale le 18 février dernier, le Sénat tchèque a ratifié le 6 mai 2009 le Traité de Lisbonne par 54 voix pour, 20 contre et 2 abstention. Comme pour la Pologne c’est maintenant au très eurosceptique président de la République Vaclav Klaus de signer définitivement cette ratification.
Les Irlandais se sont engagés à organiser un nouveau référendum d’ici le mois de novembre 2009.
SOMMET UE-RUSSIE
Le premier sommet UE-Russie de la présidence Medvedev s’est tenu à Khabarovsk en Sibérie, région la plus riche en pétrole de Russie. En choisissant cette région, Moscou veut faire valoir que la Russie reste la plus grande économie toujours interdite d’OMC. Les Européens se disent favorables à son entrée dans l’Organisation mondiale du commerce mais s’insurgent de l’introduction par Moscou de nouvelles taxes douanières sur ses importations.
La frustration de Moscou est grande dans la mesure où les Etats-Unis avaient bloqué son adhésion à l’OMC l’an dernier pour protester contre l’incursion des chars russes en Géorgie.
Ces deux jours de discussion ont mis en exergue les différences et divergences qui existent entre les deux parties notamment sur les questions de l’énergie et de la Géorgie.
Le principal point de discorde concerne l’énergie. La sécurité énergétique est l’une des priorités de l’Union européenne qui ne souhaite pas voir se reproduire la crise russo-ukrainienne qui avait privé certains Etats membre de gaz pendant plusieurs semaines. Les Européens n’ont cependant pas obtenu de Medvedev qu’il signe la Charte sur la sécurité énergétique qui pourrait prévenir ce genre d’incident.
La Géorgie a également était évoquée. En effet, après la guerre russo-géorgienne de l’été 2008, l’Union européenne avait envoyé des observateurs sur le terrain. Les Européens souhaitent que leurs représentants aient accès à l’Abkhazie et à l’Ossétie du Sud ce que refuse Moscou affirmant qu’il s’agit à présent d’Etats indépendants.
Le Pacte de sécurité
La Russie espère un soutien de l’Union européenne pour son pacte de sécurité présenté en juin 2008. La présence de l’Otan à ses frontières agace Moscou pour qui « l’atlantisme comme seul principe historique est révolu ». |