Ces 46 millions d’euros débloqués plus tôt que prévu représentent une hausse de 17% des investissements pour 2009.
Pour 10,3 millions, ces financements anticipés vont bénéficier aux infrastructures de recherche fondamentale pour comprendre la composition de la matière à la plus petite échelle, dont 6 millions pour le Synchrotron Soleil.
Mme Pécresse et le ministre chargé de la Relance Patrick Devedjian ont visité mardi ce synchrotron inauguré en 2006, capable de créer de la lumière 10.000 fois plus intense que celle du soleil, utilisée dans des domaines aussi divers que la biologie moléculaire, les nanotechnologies et l’archéologie.
A la fin de l’année dernière, des chercheurs du Synchrotron Soleil et le Conseil général de l’Essonne, à majorité PS, s’étaient inquiétés d’un manque de financement mettant en péril la réalisation de plusieurs laboratoires du synchrotron.
Ce plan "s’inscrit dans le cadre des 730 millions supplémentaires pour l’enseignement supérieur et la recherche" dont la partie concernant les universités sera présentée mardi prochain, a détaillé Valérie Pécresse au cours d’un point de presse.
M. Devedjian a expliqué que les infrastructures retenues pour bénéficier du plan de relance étaient celles "où l’argent pouvait être employé cette année", ce qui n’aurait pas été possible dans le cadre de projets nouveaux.
"Ce plan est aussi un coup d’accélérateur pour le secteur privé" en bénéficiant aux entreprises de haute technologie ou du bâtiment qui travaillent sur les équipements de recherche concernés, a souligné de son côté la ministre de la Recherche.
Quelque 7,8 millions d’euros supplémentaires seront affectés aux équipements de calcul intensif, tandis que le projet mondial de fusion nucléaire Iter, installé à Cadarache (Bouches-du-Rhône), recevra un coup de pouce de 5 millions.
La flotte océanographique bénéficiera quant à elle de 4,7 millions d’euros de plus que prévu, et le centre d’imagerie du cerveau Neurospin de 2 millions, ce qui lui permettra d’être ouvert aux applications médicales deux ans plus tôt que prévu, a encore indiqué Mme Pécresse.
Enfin, plus de 12 millions d’euros bénéficieront à des infrastructures de service pour l’ensemble de la communauté scientifique. |