Lire aussi
Les assises de la sécurité, 2007
Les Universités de la Défense, session 2007
Quelques colloques récents..
Les Assises de la Sécurité et des Systèmes d’Information
Les six recommandations du rapport Lasbordes
Agenda
Ecrire a
Pierre Lasbordes
Infolettre
Inscrivez-vous à mon infolettre
Recherche
Galerie Photos
Accueil / Dossiers / Dossiers thématiques / Sécurité des systèmes d’information
Une mission parlementaire pour sécuriser les réseaux informatiques
Article paru dans "La Tribune", le 8 juillet 2005

"La vulnérabilité des réseaux d’information et les moyens d’améliorer leur sécurité va faire l’objet d’une mission parlementaire menée par Pierre Lasbordes, député (UMP). Décidée par Jean-Pierre Raffarin lorsqu’il était Premier ministre, cette mission a été confirmée par Dominique de Villepin le 13 juin après son arrivée à Matignon. Elle se situe dans la droite ligne du rapport Carayon sur l’intelligence économique et est destinée à améliorer la protection du patrimoine économique.

La mission Lasbordes doit se pencher sur les solutions à mettre en oeuvre pour sécuriser ces réseaux. Le député doit notamment analyser la demande de sécurité, l’offre aujourd’hui disponible et favoriser la structuration d’une filière de sécurisation des réseaux assurant l’autonomie nationale.

Pierre Lasbordes - avant d’être élu député de l’Essonne dans une circonscription qui couvre le plateau de Saclay et ses centres de recherches - a travaillé à la direction des applications militaires du CEA puis a rejoint CII, industriel spécialiste des technologies de l’information. Il s’est entouré d’un "comité de sages", dont sont membres, à titre personnel, Jacques Stern, directeur du laboratoire de mathématiques de l’ENS-Ulm, Jean-Pierre Vuillerme, membre du Club de défense économique de l’entreprise (CDEE) ou Michel Lacarrière, ancien n° 2 de la DGSE (services secrets).

Les entreprises se soucient toujours plus de la sécurité de leurs réseaux qui peuvent faire l’objet de "visites" de concurrents venus piller leurs secrets ou dénaturer les informations qui y circulent. "La sécurité des systèmes d’information constitue une composante transversale de la démarche d’intelligence économique", écrit le Club informatique des grandes entreprises françaises (Cigref) qui réunit les directeurs informatiques des 100 plus grands groupes. Ces spécialistes soulignent que "les systèmes d’information deviennent les cibles de l’"infoguerre"". "Pillés ou paralysés, ces centres névralgiques constituent des points faibles qu’il s’agit de protéger", insistent-ils en constatant la multiplication des attaques. La perte d’informations pouvant entraîner des pertes de contrats.

Un constat "préoccupant". Les responsables politiques sont désormais sensibilisés à ces dossiers concernant la sécurité des réseaux informatiques. Déjà, il y a plusieurs mois, un courrier de Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, adressé aux différents ministres et au secrétaire général de la Défense nationale, dressait un constat "préoccupant" des systèmes d’information de l’Etat. La confidentialité des discussions entre grandes entreprises et administrations - notamment sur les grands contrats - et la sécurité des données fiscales seraient en question. En décembre 2004, alors ministre de l’Intérieur, Dominique de Villepin avait d’ailleurs entamé une réflexion avec des industriels sur la protection des réseaux informatiques "sensibles", et notamment des accès sécurisés à des portails diffusant des informations stratégiques auprès d’entreprises innovantes. La nécessité de cette réflexion s’est accrue dans le contexte d’un passage imminent à l’administration électronique.

Toutefois, les bases de cette sécurité des réseaux avaient déjà été posées par Claude Allègre, juste avant son départ du ministère de l’Education nationale en 2000. Percevant le danger d’un affaiblissement de la cryptographie française, science du codage des informations à l’aide d’équations mathématiques, Claude Allègre avait alors lancé une "action concertée incitative en cryptologie". Elle était destinée à multiplier le nombre de spécialistes en cryptologie. Un budget de 7 millions de francs avait été débloqué à cet effet. Désormais, le dossier sécurité des réseaux est relancé et élargi. Les solutions proposées par Pierre Lasbordes devraient être connues dans six mois lorsqu’il rendra son rapport au Premier ministre."

Envoyer à un ami    Imprimer la page    Haut de page
Mentions Légales | Webmaster | Contact | plan du site